Lexique A

 

Accès compassionnel : L’accès ou octroi compassionnel concerne
habituellement les médicaments disponibles avant AMM, dans le cadre de
programmes bien définis, pour des personnes en situation d’échec thérapeutique.
Les ATU (Autorisation Temporaire d’Utilisation) nominatives et de cohorte
permettent un accès de ce type pour les nouvelles molécules.

Acide folique : Vitamine B9, essentielle pendant la grossesse. (Voir aussi
à Vitamines).

Acides aminés : Composés organiques fondamentaux qui se combinent entre
eux pour former les protéines.

Acides gras : Molécules plus ou moins grosses, qui peuvent être saturées ou
insaturées : les acides gras saturés sont des molécules très solides, difficiles à
découper en unités plus petites. Les acides gras insaturés présentent des zones
permettant leur rupture et une utilisation plus facile. Ils se divisent en acides gras
mono-insaturés et en poly-insaturés (familles linoléiques et a-linoléiques). Ils ne sont
pas synthétisés par l’organisme. (Voir aussi à Oméga 3 ).

Acide nucléique : Polymère constitué par l’enchaînement d’un grand nombre de
nucléotides. Il en existe deux types : les ARN et les ADN.

Acidose lactique : Elle correspond à une augmentation du taux d’acide lactique
(sous forme de lactates) dans le plasma sanguin, accompagnée d’une baisse du pH
et du CO2 total.
Certains médicaments, tels que les analogues nucléosidiques peuvent être à
l’origine d’une acidose lactique en raison de leur toxicité mitochondriale (modification
de la chaîne respiratoire au niveau des mitochondries). Les symptômes sont :
douleurs abdominales, vomissements, perte d’appétit, troubles hépatiques et
pancréatiques, douleurs musculaires.

Actitest : Voir Fibrotest.

Activité : L’activité d’une hépatite chronique se définit par l’importance de
l’inflammation et de la nécrose. Elle est quantifiée, d’après l’aspect de la biopsie du
foie, de A0 (absente), A1 (minime), A2 (modérée) à A3 (sévère). Elle est distincte de
la fibrose. (Voir aussi MÉTAVIR et KNODELL).

Addiction : C’est, au sens courant, une dépendance (envie répétée et
irrépressible) à une drogue.

Adéfovir Dipivoxil (ADV) : Analogue nucléotidique, actif contre le VHB. À
l’initiation, du traitement il peut provoquer une hausse transitoire et sans
conséquence des transaminases. À haute dose, il peut aussi provoquer une toxicité
rénale. Sa posologie active, disponible dans le traitement du VHB, est de 10 mg/jour.
Commercialisé sous le nom de Hepséra®.2

Adénopathie : Inflammation chronique des ganglions lymphatiques.

Adhérence : Aussi appelé adhésion ou compliance. Voir à Observance.

Adipocyte : Cellule ronde du tissu adipeux (graisse) qui contient une volumineuse
gouttelette lipidique. Elle joue un rôle essentiel dans la synthèse des lipides
(lipogénèse), dans leur stockage et dans leur libération (lipolyse). Elle sécrète
différentes hormones appelées adipokines dont la leptine et l’adiponectine.

Adiponectine : Hormone sécrétée par les adipocytes. Elle interfère dans
l’utilisation de l’insuline par l’organisme. Sa sécrétion est ralentie par certains
antirétroviraux, ce qui provoque une insulino-résistance.

ADN : L’acide désoxyribonucléique est une molécule géante formée de deux
chaînes de nucléotides enroulées en double hélice et dont le sucre est le
désoxyribose. C’est le constituant principal des chromosomes situés dans le
noyau de chaque cellule. Ces deux chaînes en hélice déterminent l’ensemble des
caractères génétiques spécifiques à un organisme vivant. La présence de l’ADN viral
de l’hépatite B ou du VIH dans le sang signale donc la présence du virus. (Le bagage
génétique des autres virus d’hépatite est l’ARN.)
Le VIH, dont le matériel génétique est constitué d’ARN, peut, à l’aide de sa
transcriptase inverse, s’introduire dans l’ADN de la cellule contaminée et en
détourner le mécanisme pour sa propre réplication, pour se multiplier.

ADN du VHB : Le matériel génétique du virus de l’hépatite B est constitué d’ADN.
Sa recherche dans le sang, par technique de biologie moléculaire, permet une
mesure (quantification) de la charge virale, exprimée en Unité Internationales
(UI/mL). Sa présence permet de confirmer, si nécessaire, le diagnostic d’une
Hépatite B évolutive.

ADN proviral du VIH : L’ADN proviral résulte de la copie de l’ARN viral grâce à
la trancriptase inverse et peut ainsi s’intégrer au génome de la cellule hôte
(lymphocytes ou macrophages) avec l’aide d’une autre enzyme virale, l’intégrase.
La recherhe et la quantification de l’ADN proviral intracellulaire, par technique de
biologie moléculaire, permettent de constater la présence latente du VIH dans
certains réservoirs, alors que la charge virale plasmatique est devenue
indétectable.

ADN polymérase : Enzyme jouant un rôle fondamental dans la réplication de
l’ADN.

A.E.S : Accident Exposant au Sang. Cette appellation définit aussi un accident avec
exposition à un liquide biologique contenant du sang. Suite à ce genre d’incident, il
peut être proposé une prophylaxie d’urgence.

AFMPS : Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé. Cette
agence évalue les médicaments et s’occupe de l’octroi des autorisations et de la
pharmacovigilance.

Ag HBC : antigène central du virus de l’hépatite B.

Ag Hbe : antigène du virus de l’hépatite B, signe de réplication virale.3

Ag HBs : antigène de surface du virus de l’hépatite B.

Agueusie : Perte totale de la sensation du goût. Ces troubles peuvent être
provoqués par la prise de médicaments et sont alors réversibles à l’arrêt du
traitement.

AIDS : (Acquired Immuno-Deficiency Syndrome) = Appellation anglaise du SIDA.

ALAT : (ALanine Amino-Transférase) Voir Transaminases.

Albumine : Protéine produite par le foie, que l’on trouve dans le sang, dans le
sérum, le lait, les muscles. Elle constitue avec les globulines l’essentiel des
protéines du sang. Un taux inférieur à 40 g/L ou une baisse du taux peut traduire
une insuffisance hépatique, d’où son importance dans le suivi.

Alcool : L’unité d’alcool correspond à 10 g d’alcool pur.
75 cl de champagne ou de vin = 7 unités
33 cl de bière = 1,5 unité
70 cl de whisky ou de cognac = 22 unités
70 cl de pastis = 25 unités
75 cl de porto = 12 unités.
Faites vos comptes !
Un seuil de consommation de 4 UAI (Unité d’Alcool Internationale) par jour (3
verres/jour pour les hommes, 2 verres/jour pour les femmes) serait suffisant pour
augmenter sensiblement le risque de développer une cirrhose chez une personne
porteuse chronique du VHC. Il est fortement recommandé, en cas d’hépatite, et à
plus forte raison en cas de co-infection par une hépatite et le VIH, un arrêt de toute
consommation de boisson alcoolisée.
L’aide du médecin traitant est nécessaire.

Algorithmes : Dans l’infection à pas mal de virus, il s’agit d’établir les règles
d’interprétation des tests génotypiques.
C’est un travail très long et très difficile, sans cesse remis à jour. Les algorithmes
doivent ensuite être validés cliniquement pour être pertinents, permettant une mise
sous traitement avec l’obtention d’une réponse virologique efficace.

Allergie : Hypersensibilité, parfois immédiate, d’un sujet vis-à-vis d’un antigène.
Un médicament peut être à l’origine d’une allergie

Alpha-foetoprotéine : Protéine sécrétée par le foie. Elle disparaît naturellement
dans les semaines qui suivent la naissance. Sa réapparition ou son augmentation
dans le sang peut signaler la présence d’un cancer du foie.

Amantadine : Molécule dont l’activité antivirale est connue depuis longtemps,
mais dont l’intérêt reste à prouver. Elle agirait en réduisant la production de nouvelles
particules virales par réduction de la libération de l’acide nucléique de la cellule
infectée. Elle est utilisée, depuis une dizaine d’années, dans des essais
thérapeutiques en trithérapie contre le VHC, avec la combinaison ribavirine et
d’interféron pégylé. Elle permettrait, dans certains cas, en raison de son effet
psychostimulant, de réduire la fatigue et l’état dépressif induits par l’interféron, mais
il existe des risques d’insomnies et d’hyperactivité. Elle est commercialisée sous le
nom de Amantan®.4

Ambulatoire : Se dit d’une prise en charge (traitements et soins) qui laisse au
malade la possibilité de se déplacer et de vaquer à ses occupations. Dans le cas
d’un acte chirurgical, l’opéré regagne son domicile dans un laps de temps très court.

Aménorrhée : Absence de règles chez une femme en âge de procréer.

Aminotransférases : voir à Transaminases.

AMM : Procédure administrative qui autorise un laboratoire pharmaceutique à
commercialiser une molécule selon des indications préalablement définies. Le
produit devient alors un médicament disponible pour les malades.
Amphétamine : Une amphétamine est un psychostimulant administré par voie
buccale ou parentérale qui a une action sur le système nerveux central. Elle
augmente la volonté et l’idéation (construction des idées), elle diminue la fatigue, le
sommeil et l’appétit. Elle peut donner lieu à une très forte dépendance physique et
psychique. Toute une série de molécules dont la structure est proche de
l’amphétamine ont été synthétisées au cours du temps.

Analgésique : Substance qui diminue ou supprime des douleurs légères ou
moyennes, sans modification importante de la conscience.

Analogues nucléosidiques : Encore dénommés analogues nucléotidiques,
cette classe de médicaments agit au niveau de la transcriptase inverse du VIH,
VHB ou VHC. Les analogues nucléosidiques et nucléotidiques sont des composés
de synthèse, utilisés dans les traitements contre le VIH et les hépatites.
Anastomose porto-cave : Abouchement de la veine porte à la veine cave pour
diminuer la pression dans la veine porte. Cette intervention chirurgicale peut être
pratiquée en cas d’hypertension portale, afin de prévenir une hémorragie digestive.
Anémie : Baisse des globules rouges conduisant à une baisse de l’hémoglobine
qu’ils contiennent dans le sang.

Angiome stellaire : Signe d’insuffisance hépatique chronique apparaissant sur
le visage, les membres supérieurs ou le thorax. Il se présente sous la forme d’un
point rouge – dont la taille se modifie au rythme du pouls – entouré d’une couronne
de fins vaisseaux ; une pression forte le fait disparaître.

Anorexie : Perte partielle ou totale de l’appétit.

Antalgique : Qui calme la douleur.

Antagoniste : Au sens étymologique, signifie celui qui est en lutte, en opposition
avec quelqu’un.
Se dit, par exemple, d’un médicament qui inhibe l’action d’un autre médicament.
Antibiotique : Molécule qui stoppe le développement d’un micro-organisme. En
médecine, les antibiotiques sont utilisés préférentiellement contre les bactéries.

Antiémétique : Destiné à combattre les vomissements.5

Anticorps : Outil de défense immunitaire de l’organisme produit par les
lymphocytes B, qui possède la propriété de se combiner à une substance étrangère
indésirable (l’antigène) afin de la neutraliser.

Antidépresseurs : Médicaments utilisés en psychiatrie ayant des propriétés
curatives dans les états dépressifs (état psychique associant une modification
pénible de l’humeur et un ralentissement de l’activité intellectuelle et motrice).

Antigène : Substance pouvant générer des anticorps.

Anti-HBc : anticorps dirigé contre l’antigène central du virus de l’hépatite B, signe
d’infection ancienne et de guérison.

Anti-Hbe : anticorps dirigé contre l’antigène de l’hépatite B.

Anti-HBs : anticorps dirigé contre l’antigène de surface du virus de l’hépatite B.

Anti-VHA : anticorps dirigé contre le virus de l’hépatite A.

Anti-VHC : anticorps dirigé contre le virus de l’hépatite C.

Anti-VHD : anticorps dirigé contre le virus de l’hépatite D.

Anti-VHE : anticorps dirigé contre le virus de l’hépatite E.

Anti-Protéase : Médicament qui agit à une étape clef du cycle de réplication du
virus dans les cellules contaminées; il bloque l’enzyme qui participe à la
reconstruction des protéines du V H C. (Voir aussi inhibiteur de la protéase).

Antirétroviral : AntiviralL agissant sur les virus à ARN ou rétrovirus, tels que le
VIH, en inhibant (voir inhibiteur) leur transcriptase inverse. Ce terme est employé
dans un sens plus général pour des molécules agissant sur ce virus, avec d’autres
cibles thérapeutiques.

Antiseptiques : Substances chimiques ayant une action bactéricide, applicables
sans dommage sur les tissus vivants.

Antiviral : Substance ou médicament destiné à lutter contre un virus.

Anxiolytiques : Classe de médicaments utilisés en psychiatrie destinés à réduire
l’anxiété (angoisse réelle ou imaginaire). Sédatifs à faibles doses, hypnotiques à
doses élevées.

APE : Accident Post Exposition
Il existe 3 types d’expositions :
1. exposition au sang ou à un liquide biologique contenant éventuellement du sang ;
2. exposition sexuelle ;
3. exposition par manipulation de matériel d’injection (usagers de drogues,
médecins, infirmières). Après évaluation du risque, un traitement antirétroviral de
prophylaxie doit être envisagé, si possible dans les 4 heures et avant 48 heures6
après exposition. Les accidents d’exposition au sang avec risque de contamination
par le VHB et le VHC sont à prendre en compte également. Tous ces accidents
nécessitent la mise en place de procédures particulières, de matériel adapté et de
formation des personnels médicaux.

Apoptose : On appelle ainsi la mort programmée d’une cellule. Elle permet
d’éliminer les cellules vieillissantes sans déclencher de réaction inflammatoire et
prépare leur remplacement.
Le dérèglement des programmes de suicide cellulaire pourrait avoir un rôle essentiel
dans l’évolution de nombreuses maladies telles que les cancers et les maladies
neurodégénératives.

ARN : L’acide ribonucléique, constitué d’une chaîne simple de nucléotides. Il
représente le bagage génétique (ou le patrimoine génétique) des virus des hépatites
A, C, D, E et G. Sa présence atteste d’une infection en cours.

ARN-VHC : Le génome du virus de l’hépatite C est constitué d’une chaîne
d’ARN. Sa recherche dans le sang, par technique de biologie moléculaire permet
une mesure (quantification) de la charge virale et une caractérisation du ou des
génotypes de l’hépatite C. Elle permet de confirmer un diagnostic ou de suivre
l’efficacité d’un traitement antiviral.

Arthralgie : Douleur articulaire.

ASAT : Aspartate Amino-Transférase. Voir à transaminases.

Ascite : Accumulation de liquide dans la cavité du péritoine (abdomen).L’ascite ne
se développe que s’il existe à la fois une hypertension portale et une rétention
hydrosodée.

Astérixis : Mouvements involontaires de fléxion/extension dus à de brusques
interruptions du tonus musculaire. Signe d’insuffisance hépatique sévère, l’astérixis
peut annoncer un coma hépatique. (A ne pas confondre avec le tremblement, signe
sans gravité ; plus régulier, le tremblement se poursuit lors des mouvements
volontaires.)

Asthénie : Etat de fatigue, de faiblesse généralisée.

Asymptomatique : Qui ne présente aucun symptôme spécifique. Dès lors, l e
patient ne se plaint de rien.
Attention !
Dans certain cas, le terme peut prêter à confusion. Lorsqu’une hépatite ne se signale
par aucune manifestation clinique particulière, on peut la dire asymptomatique ; cela
ne signifie pas qu’elle ne soit pas active. Dans d’autres cas, on emploie l’expression
de « porteur sain » chez qui la présence du virus ne se traduit par aucune lésion au
niveau du foie. Cette expression de « porteur sain » est à juste titre de moins en
moins utilisée.

Athérogène : Qui génère ou qui facilite l’apparition de lésions de la paroi des
artères (lésions accompagnées de dépôts lipidiques, les plaques d’athérome).

ATU : Autorisation Temporaire d’Utilisation.
Autorisation permettant aux malades d’avoir un accès précoce aux médicaments,7
avant ou hors AMM.

Auto-immun : Qui produit des anticorps contre ses propres constituants.

Aveugle ou double aveugle : Voir à essai ouvert.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z